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La critique de la Souveraineté dans le Précis de droit des gens de Georges Scelle
Langue originale: Français
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Inédit Texte inédit : ce travail n'a pas été publié. Il n'est disponible nulle part ailleurs.
Résumé
Benoit Frydman analyse la critique radicale de la souveraineté développée par Georges Scelle dans son Précis de droit des gens (1932-1934), période marquée par la montée du fascisme. Scelle considère que la souveraineté est une fiction incompatible avec l'existence même du droit, qui seul est souverain, et rejette toute théorie de souveraineté limitée ou partagée. Frydman replace cette critique d'abord dans le contexte de l'engagement pacifiste de Scelle au sein des mouvements internationalistes de l'entre-deux-guerres, puis dans la conception sociologique du droit qu'il promeut, inspirée notamment par Gurvitch et Mauss. Scelle propose comme alternative un ordre juridique global ou un droit intersocial unifié, fondé sur une solidarité mondiale et une vision fédéraliste de l'organisation sociale. Ce concept, inventé par Scelle, marque durablement la théorie du droit et constitue un apport séminale au débat contemporain sur la mondialisation du droit et le droit transnational.
Citer ce travail
« La critique de la Souveraineté dans le Précis de droit des gens de Georges Scelle », in Grandes pages du droit international.
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